« Ainsi Héraclite l'Obscur compare l'énergie qui crée le cosmos à un enfant qui rassemble des pierres en jouant, édifie des tas de sable et les éparpille »

Nietzsche, citation du jour publiée le 19 mai -  
XXVII - Le communisme version asiatique : Chine, Corée, Vietname, Cambodge, ...
Les principaux exploits de Mao Zedong
Dans les années qui suivirent la prise du pouvoir, le 1er octobre 1949, des millions de contre-révolutionnaires sont internés, envoyés dans les camps de rééducation, exécutés. Dans un discours de 1957, Mao reconnaîtra la liquidation de 840.000 personnes entre 1949 et 1954. Le chiffre est sans doute très supérieur.
La collectivisation des terres en 1950 provoque une gigantesque famine dont le bilan s’établit à plusieurs millions de victimes (entre deux et cinq).
En 1958, le « grand bond en avant » se traduit par une collectivisation totale avec pour conséquence, entre 1959 et 1962, des famines entraînant la mort de plusieurs dizaines de millions de Chinois (entre 20 et 43 millions selon les historiens).
En 1966, la « révolution culturelle » fait ses ravages. Les « gardes rouges », des adolescents fanatisés brandissant le « Petit Livre Rouge », font frémir de bonheur les intellectuels maoïstes du Quartier Latin qui n’hésitent pas à qualifier de « géniale » la prose de Mao. Mais en Chine même, les gardes rouges déclenchent une véritable guerre civile dont le bilan humain est d’au moins 5 millions de victimes.
 
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Mao Zedong et les communistes chinois ont pris le pouvoir en 1949. En 1958, ils lancent le « Grand Bond en avant » destiné à accélérer le développement industriel, opération qui a pour conséquence une immense famine. Pendant que les dirigeants communistes (ici Mao et Peng Chen) posent pour les photos de propagande, trente millions de chinois, estime-t-on, meurent.
 
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Les « ennemis du peuple », c’est-à-dire ceux qui sont désignés comme tels par des bandes de fanatiques, sont bafoués, maltraités, souvent exécutés. Ici, un paysan riche est abattu pour avoir « exploité des paysans ».
 
Photo 3
Avec la « Grande Révolution culturelle prolétarienne », lancée en 1966, Mao reprend les affaires en main mais déclenche une guerre civile larvée au cours de laquelle les Gardes rouges détruisent, humilient, lynchent et assassinent. Ici un historien, Chien Po Tsan, est livré à la vindicte des agitateurs.
 
Photo 4
Pékin, 1973. La présence des portraits de Lénine et Staline, « grand ami du peuple chinois » selon les termes de Mao, montre que les fondateurs de l’URSS demeurent – malgré le conflit sino-soviétique – les références essentielles du régime communiste chinois.
 
 
1959-1961 : la plus grande famine de l’histoire humaine - Le livre noir du communisme, p. 530-535
 

 

Printemps 1989, Place Tien Anmen (quelques mois à peine avant la chute du Mur de Berlin)
 
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Au printemps 1989, les étudiants de Pékin – une autre génération – occupent la place de Tien Anmen. Une revendication domine les autres : la démocratie, symbolisée par une statue placée devant le portrait géant de Mao.
 
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Au bout de plusieurs semaines, le pouvoir décide d’employer la force contre le mouvement étudiant qui reçoit l’appui de la population. Les chars prennent position, puis, dans la nuit du 4 juin, détruisent le campement des étudiants. Un millier d’entre eux sont tués.
 
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La dissidence chinoise n’a pas capitulé. Elle est symbolisée par l’ancien Garde rouge Wei Jingsheng. Condamné une première fois à quinze ans de prison pour « crimes contre-révolutionnaires », il l’est à nouveau en décembre 1995 à quatorze ans.
 
Le laogaï, ou le goulag chinois -Le livre noir du communisme, p. 544-545
 
 
Même la publication par Gallimard, en 1975, de l’extraordinaire témoignage de Jean Pasqualini, Prisonnier de Mao : sept ans dans un camp de travail en Chine, n’a pas suffi à délivrer de leurs fantasmes les intellectuels parisiens ivres de maoïsme.