« Ainsi Héraclite l'Obscur compare l'énergie qui crée le cosmos à un enfant qui rassemble des pierres en jouant, édifie des tas de sable et les éparpille »

Nietzsche, citation du jour publiée le 19 mai -  
XVIII - La sinistre addition
Un bilan chiffré terrifiant (et malheureusement approximatif)
 
U.R.S.S.                              : 20 millions de morts
CHINE                                 : 65 millions de morts
CAMBODGE                      : 2 millions de morts
COREE DU NORD            : 2 millions de morts
VIETNAM                            : 1 million de morts
EUROPE DE L’EST          : 1 million de morts
AFRIQUE                            : 1,7 million de morts
AFGHANISTAN                 : 1,5 million de morts
AMERIQUE LATINE          :           150.000 morts
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Soit environ                           100 millions de morts
 
Un bilan global des crimes qui fait apparaître la multiplicité des techniques d’élimination massive d’êtres humains
 
  • fusillades de dizaines de milliers d’otages ou de personnes emprisonnées sans jugement (1918-1922)
  • massacre de centaines d’ouvriers et de paysans révoltés (1918-1922)
  • famine provoquée de 1922 provoquant la mort de 5 millions de personnes
  • liquidation des Cosaques du Don (1920)
  • assassinat de dizaines de milliers de personnes dans les camps de concentration (1918-1930)
  • grande purge de 1937-1938 : près de 700.000 victimes
  • déportation de deux millions de koulaks (1930-1930)
  • déportation de centaines de milliers de Polonais, d’Ukrainiens, de Baltes (1939-1941 et 1944-1945)
  • déportation des Allemands de la Volga (1941)
  • déportation-abandon des Tatars de Crimée (1943)
  • déportation-abandon des Tchétchènes (1944)
  • déportation-abandon des Ingouches (1944)
  • déportation-liquidation des populations urbaines du Cambodge (1975-1978)
  • lente destruction des Tibétains par les Chinois depuis 1950
 
La liste des crimes du léninisme et du stalinisme est malheureusement interminable, et les régimes de Mao Zedong, de Kim II Sung, de Pol Pot, les ont reproduits presque à l’identique.
Exactement comme pour l’holocauste, on connaissait depuis longtemps les crimes du communisme, mais on ne voulait pas savoir. Il aurait pourtant suffi de prendre au sérieux les livres qui, depuis 1928, disaient la vérité sur la barbarie qui régnait au pays des Soviets, parmi lesquels :
 
1928 : Raymond DUGUET, Un bagne en Russie soviétique
1930 : Boris BAJANOV, Avec Staline dans le Kremlin (Editions de France)
1932 : Marc CHADOURNE, L’URSS. sans passion (Editions Plon)
1935 : Prisonnier du Guépéou (Editions « La cause »)
1937 : Andrew SMITH, L’URSS sans passion (Editions Plon)
1947 : Victor KRAVCHENKO, J’ai choisi la liberté (Editions Self). A la suite de la publication de ce livre, ce qu’il est convenu d’appeler « le procès Kravchenko », qui s’est ouvert le 24 janvier 1949, est exemplaire de ce refus de savoir.
 
Jean SEVILLIA, Le terrorisme intellectuel, p. 24-27