| VI - Communisme et Nazisme : De très anciennes complicités entre les extrêmes |
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Comme le démontre François FURET, les complicités entre le socialisme et la pensée antilibérale et antidémocratique remonte à la Révolution Française.
« Entre le socialisme et la pensée antilibérale et même antidémocratique, on n’a vu que les complicités sont anciennes. Depuis la Révolution Française, la droite réactionnaire et la gauche socialiste partagent la même dénonciation de l’individualisme bourgeois, et la même conviction que la société moderne, privée de fondement véritable, prisonnière de l’illusion des droits universels, n’a pas d’avenir durable.
Une vaste part du socialisme européen, au XIXe siècle, a méprisé la démocratie et exalté la nation : pensons à Buchez, à Lassalle. Inversement, dans la période qui a précédé la Première Guerre, la critique commune du libéralisme a même rapproché de l’idée socialisme la droite la plus radicale, c'est-à-dire la plus nationaliste : car on peut fort bien concevoir théoriquement une économie libérée de l’anarchie des intérêts privés à l’intérieur du cadre national, et joindre ainsi les sentiments anticapitalistes à la passion nationale. C’est par exemple en France la pente de l’Action française, dans ses années « révolutionnaires ». Maurras aperçoit très tôt qu’ « un système socialiste pur serait dégagé de tout élément de démocratisme ». Il veut dire qu’un pareil système comporte à ses yeux une société organique, débarrassée de l’individualisme, reconstruite comme une unité d’intérêts et de volonté : complément de l’idée nationale, plutôt que son antagoniste.
Bien sur, l’internationalisme marxiste doit rester l’ennemi par excellence des nationalistes. « Mais un nationalisme, libéré de l’élément démocratique et cosmopolite, peut aller au nationalisme comme un gant bien fait a une belle main ».
François FURET, Le passé d’une illusion, p. 198-199
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Laissons plutôt s'exprimer O'Brien, le sbire de Big Brother, qui, dans 1984, nous expose cyniquement le but d'un pouvoir, de nature toujours totalitaire. Gardons ces mots à l'esprit, répétons les, rabâchons les et comprenons que l'Anarcho-Capitalisme est un impératif vital de résistance de l'individu, si nous voulons que le terme d'individu ne devienne pas un crime de la pensée:
"Le Parti veut le pouvoir pour le pouvoir, exclusivement pour le pouvoir. Le bien des autres ne l'intéresse pas. Il ne cherche ni la richesse, ni le luxe, ni une longue vie, ni le bonheur. Il ne veut que le pouvoir … Les nazis allemands et les communistes russes se rapprochaient déjà beaucoup de nous par leurs méthodes, mais ils n'eurent le courage de reconnaître leurs propres motifs. Ils disaient ne s'être emparés du pouvoir qu'à contrecœur et seulement pour une durée limitée, et prétendaient que, une fois passé le point critique, il y aurait un paradis où les hommes seraient libres et égaux. Mais nous, nous savons que personne ne s'empare du pouvoir avec l'intention d'y renoncer. Le pouvoir n'est pas un moyen, il est une fin. On n'établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature. La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture, le pouvoir a pour objet le pouvoir".
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