
Pourquoi se pencher aujourd’hui sur les crimes communistes ?
Afin que l’histoire de l’Europe ne soit plus une histoire hémiplégique. Par devoir de mémoire à l’égard des cent millions de victimes de cette idéologie criminelle.
Comparés au crimes nazis, pourquoi un écho si faible pour les crimes communistes ?
En raison de l’attachement intellectuel à l’idée même de révolution.
Du fait de la participation des Soviétiques à la victoire sur le nazisme.
Parce que le caractère unique du génocide juif a permis d’occuper le champ entier de la terreur.
Quel nom attribuer aux crimes communistes ?
Peut-être faudrait-il instaurer l’expression de « politicide ».
On sait au nom de quoi ont été éliminés des millions de Juifs d’Europe : au nom de la race, au nom d’une idéologie raciste délirante. Mais au nom de quoi ont été éliminés les cent millions de victimes du communisme ?
Au nom d’une doctrine particulièrement haineuse, au nom d’une idéologie considérant la violence comme le moteur du progrès historique.
Mais quel sens a, en définitive, cette dénonciation ? Ne s’agirait-il pas d’un combat d’arrière-garde, comme certains voudraient le faire croire ?
Nullement ! Tant qu’il existera en France un Parti s’appelant « communiste », tant que les forces démocratiques de gauche s’allieront avec ce parti ainsi qu’avec les partis d’extrême-gauche se réclamant du marxisme-léninisme, la dénonciation des crimes du communisme restera un devoir pour tout démocrate. Relisons à ce sujet Jean Sévillia : « Le Parti communiste a tiré les leçons de son histoire ? Qu’il change de nom. Et que ses municipalités débaptisent les avenues Lénine qui, dans nos banlieues, insultent les morts de la Kolyma. » (Le terrorisme intellectuel, p. 204)
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